Promotrice de  la web radio «Vision artistik», cette journaliste et bloggeuse nous dévoile les spécificités de cette nouvelle station en ligne.

 

Qu’est-ce qui a motivé la création de votre web radio, «Vision artistik», en ligne depuis le 20 juillet 2018 ?

Je suis journaliste radio à la base. Il y a presque 2 ans, j’ai essayé d’écouter les autres radios et je me suis rendu compte que le style musical que j’écoute beaucoup – la world music – n’y est pas assez joué. En tant que journaliste et animatrice,  je me demandais également ce que je fais des archives de mes anciennes émissions radios. Est-ce qu’il ne faudrait pas chercher un endroit où stocker tout cela ? Je me suis dit que la meilleure façon est de les mettre en audio. Mais au-delà de tout, il faut qu’on écoute de la bonne musique. Voilà donc comment part la web radio. Au départ, c’était partager ma playlist avec des gens, savoir ce qu’ils pensent, etc. Mes amis m’ont suggéré de faire une playlist ouverte à tout le monde.

Quelle est la spécificité de cette web radio ?

Ce n’est pas une radio physique où quelqu’un parle derrière un micro comme dans les radios classiques. La différence est qu’on fait des podcasts, c’est-à-dire des émissions préenregistrées en format long et court, en plus des documentaires. On se dit que ça ne sert pas à grand-chose de faire de longues interviews d’une ou de deux heures pour quelqu’un qui est sur Internet. C’est lourd. Ça, c’est pour le côté passion artistique et culturelle. Maintenant, côté professionnel, je me perfectionne dans le reportage en agriculture. C’est ça qui permettra, je l’espère, de faire vivre cette web radio.

Parlons justement de votre passion pour la culture. On se doute bien que cette radio est spécialisée dans ce domaine…

En effet. C’est vrai qu’on retrouve «culture» dans l’agriculture puisque c’est l’art de la terre. Donc, on a trouvé une façon très artistique de joindre les deux. Nous voulons dire à la diaspora africaine et au monde qu’il y a un autre style de musique qu’elle peut écouter, découvrir ce que nos artistes font ici au Cameroun. C’est aussi montrer une meilleure image du Cameroun sous un air artistique et culturel.

Quand on parle de musique, on voit déjà poindre l’épineux problème du droit d’auteur…

En ce qui concerne la musique qui est diffusée, j’avoue que c’est beaucoup plus des artistes camerounais et africains pour qui j’ai de l’affection et que je me dis, de manière subjective ou objective, que leur musique mérite d’être écoutée par le grand nombre. C’est juste la petite playlist de la chambre que je mets aux yeux du monde. Ce n’est pas comme si je venais diffuser la musique pour un but lucratif. C’est juste partager mon amour pour cette musique-là. La radio répond à trois besoins : faire savoir qu’il y a une belle actualité culturelle au Cameroun, archiver nos musiques ainsi que les travaux de nos artistes et éduquer les générations à venir.

 

Propos recueillis Patricia Ngo Ngouem