Clap d’ouverture de la deuxième édition «Des écrans dans la ville» ce samedi 28 juillet 2018 à la salle Sita Bella, à Yaoundé. Ce festival du film grand public sera marqué cette année par un hommage à Daouda Mouchangou, pionner des réalisateurs de télévision au Cameroun.

«Il a marqué des générations avec ses téléfilms diffusés sur la Crtv dans les années 80 et 90, parmi lesquels ‘L’étoile de Noudi’, ‘Le retraité’, ‘La succession de Wabo Defo’ et ‘Japhet et Ginette’», explique Stéphanie Dongmo, la présidente du Cinéma numérique ambulant (Cna), organisateur de cet événement.

Un zoom sera ainsi fait sur sa carrière et ses œuvres lors du festival. Ce sera au cours d’une rencontre avec le réalisateur le 2 août prochain. Son téléfilm à succès  «Japhet et Ginette»sera projeté pour l’occasion.

Jusqu’au 3 août prochain, le public de Yaoundé pourra ainsi visionner des films venus de différents pays africains (Cameroun, Bénin, Rdc, Niger, Burkina Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire, etc.) et de la France. Outre des projections en salle (Sita Bella et espace culturel Othni), le festival va surtout se déployer dans différents quartiers de la capitale, d’où il tire sa particularité.

OUVERTURE AU QUARTIER MIMBOMAN

Le ton sera donné dimanche 29 juillet 2018 au quartier Mimbomam, avec la projection de deux films en plein air : «Héritage» (26’) et «Wallay» (84’). Le premier est un court métrage de la jeune réalisatrice camerounaise Yolande Welimoum, produit en 2016 dans le cadre du concours de scénario «10 jours pour un film» du festival Ecrans noirs. Ce film a remporté le prix de la meilleure fiction aux 13e Rencontres internationales du film court de Yaoundé (Rific) le 4 novembre 2017.

Le second film est un long métrage burkinabé réalisé par le cinéaste suisse Berni Goldblat. Il a reçu quatre nominations, dont celle du Prix du jury du film français indépendant aux Champs-Elysées Film Festival en 2017. Les «Ecrans dans la ville» ont été lancés en 2016, à la faveur de la Fête du cinéma organisée par l’Institut français du Cameroun (Ifc).

Parrainé par le ministère des Arts et de la Culture, ce festival vise à favoriser l’accès à une culture cinématographique et à amener le grand public à découvrir, comprendre et aimer le cinéma, indique le Cna, association qui fait des projections itinérantes de films africains dans les villages depuis 2012.

Patricia Ngo Ngouem