Souvenirs de l’année 2011. Ngo Noga Viviane Étienne (prénom de son grand-père dont elle est l’homonyme), une voix féminine forte, une femme d’affaires avisée, propriétaire de deux entreprises dans le Btp. C’est cette femme multi-carte que ICI avait rencontrée pour le compte de l’édition N°73.

Installée à Montpellier au moment où le sujet a été réalisé, Viviane Étienne s’est confiée sur ses deux entreprises dans le secteur des bâtiments et travaux publics (Btp). Très régulière au Cameroun, elle s’activait à faire démarrer une PME dans l’agriculture, et une autre dans la pneumatique qui pourra à terme se décliner dans la zone Cemac. Célébrité et générosité faisant chorus, Viviane réservait régulièrement des fonds pour l’Association aide et paix internationale (ASAPI) dont elle est la présidente.

Cordon bleu

Viviane Étienne, mère d’une fille prénommée Ivan-Nancy, à qui elle apprend à cuisiner de bons plats, avouait que la gastronomie est sa deuxième passion après la musique : «Je suis un cordon bleu, je cuisine tous les mets. Beaucoup de gens pensent que nous les femmes artistes négligeons le côté femme de maison, mais non, il m’arrive régulièrement d’entrer dans ma cuisine et de me débarrasser de mes cuisiniers.»

Et la musique elle-même ? Une pratique assumée «par passion», sinon elle aurait pu crever de faim ou de maladie ! Sur un ton révolté, elle lâchait : «Je ne vis pas de la musique !» Pointant du doigt le fléau du piratage comme cause principale de la clochardisation des artistes, elle refusait de faire la langue de bois : la solution viendra de l’État, et de lui seul, qui dispose du pouvoir et des moyens pour éradiquer le mal et réorganiser le monde des artistes.

 

Sujet : Gladys Tsogo  – Jean Pierre Kepseu / ICI