Bien connu dans le milieu de la communication au Cameroun, il vient d’ouvrir le premier bar à fruits de Yaoundé baptisé Penjaland. Un concept novateur qu’il nous explique dans cette interview.

Que se cache-t-il derrière le concept Penjaland ?
Penjaland est une entreprise qui a pour spécialité la commercialisation des fruits frais découpés, des salades de fruits et des jus de fruit frais à travers un bar à fruits, ainsi que la distribution dans les centres commerciaux, les entreprises, les hôpitaux et les restaurants à travers un laboratoire. Donc, c’est un concept qui a deux départements : le département bar à fruits et celui de la fraîche découpe.

Qu’est ce qui a motivé la création de cette entreprise ?
Penjaland est né du constat selon lequel les gens veulent bien consommer les fruits mais ils n’ont pas le temps d’aller en acheter au marché, les laver, les découper pour ensuite les consommer. Notamment les jeunes actifs d’aujourd’hui. Et au même moment, on a une recrudescence des maladies cardiovasculaires à cause de notre alimentation. Nous avons donc créé Penjaland pour apporter notre modeste contribution à la lutte contre les maladies cardiovasculaires, permettre aux Camerounais d’accéder aux fruits frais et de qualité à toute heure et à tout endroit et aider à lutter contre la pauvreté, c’est-à-dire provoquer des revenus pour ces planteurs qui voient leurs fruits pourrir en route.

On qualifie déjà votre concept de «bar bio»…
Tout le monde parle de bio aujourd’hui. Penjaland a des fruits qui sont bio simplement parce que nous connaissons nos fournisseurs et leurs itinéraires techniques. Certains viennent de Penja, d’autres de Yaoundé, d’Awae ou de Soa. Nous avons sélectionné des fournisseurs qui n’utilisent pas d’engrais pour leurs fruits. Ils nous l’ont dit, ils nous l’ont confirmé. Nous nous fions à leur parole. Nous ne nous revendiquons pas forcément comme une entreprise bio. Notre objectif est d’offrir des fruits frais et de qualité, en nous assurant qu’ils ne représentent aucune menace pour les consommateurs.

Quand on entend Penjaland, on pense directement à la ville de Penja, dans le département de la Moungo, région du Littoral…
Je suis né à Penja et j’y ai grandi. Je pense que cette terre m’a tout apporté. Mais au-delà, Penja charrie un certain nombre de valeurs puisque cette ville est perçue dans le monde entier comme le terreau du poivre camerounais, le meilleur au monde. C’est une zone agricole qui produit également des fruits, dont la banane qui est tant aimée à l’étranger. Donc, le nom Penja est venu naturellement à nous. On lui a juste donné de la fantaisie y ajoutant «land».

Expert en communication au C2D, patron de la maison de production In & Out et maintenant promoteur de Penjaland… Vous cumulez plusieurs casquettes. Comment parvenez-vous à vous organiser ?
Ce n’est pas facile. Cela demande beaucoup de sacrifices mais quand vous aimez ce que vous faites, vous ne ressentez pas ces sacrifices. Je fais confiance aux autres, c’est pourquoi je délègue les pouvoirs. Ma maison de production par exemple n’a pas besoin de moi, sauf quand il y a un événement important. C’est Penjaland aujourd’hui qui demande beaucoup plus d’implication encore, le temps que l’entreprise puisse se déployer. Donc, je ne ressens pas tous ces efforts parce que je suis passionné et j’ai le sentiment d’être utile aux autres.

Propos recueillis par Patricia Ngo Ngouem