K-Tino est de retour au-devant de la scène musicale. LA K-Tino. Pas la K-Tino «convertie», mais la «femme du peuple». Celle qui s’est fait un nom avec des chansons à forte connotation sexuelle. Des textes qui ont d’ailleurs contribué à la rendre populaire. «Waterfufu», son nouveau single dont le clip a été dévoilé en début de semaine, reprend ainsi les ingrédients qui ont fait son succès.

La chanteuse de bikutsi y multiplie en effet des allusions à l’appareil génital masculin. «Tu me fais du bien, mon bébé assure-moi partout…Un peu, un peu, tu me donnes envie, mais l’envie qui me donne plaisir ô mon bébé…Tu me donnes la nyass…», chante-t-elle pendant près de cinq minutes. Paroles érotiques, obscènes, grossières ?

Toujours est-il que les fans qui ont connu l’auteure de «Ma chatte et sa queue», «Ascenseur», « 7e ciel» ou encore «Thermomètre» sont sûrement ravis de retrouver leur idole dans sa «peau» d’antan. K-Tino déclarait pourtant avoir «donné sa vie au Christ» en 2011.

«DIEU NE M’INTERDIT PAS DE CHANTER»

Elle avait même été «ordonnée» pasteur en 2016. Depuis lors, elle faisait davantage parler d’elle en distribuant des Bibles ou en prêchant la parole de Dieu lors de ses rares sorties sur scène.

«Dieu ne m’interdit pas de chanter. C’est vrai que j’ai donné ma vie au Christ, mais il m’a demandé de continuer à chanter et de ne plus faire ce que je faisais avant, mais d’accompagner mes frères et sœurs qui sont dans la musique et qui pourront se convertir à travers ma manière d’être», déclarait-elle à l’issue d’un spectacle au Palais des sports de Yaoundé en 2016, aux côtés de Lady Ponce et Mani Bella.

Les vieilles habitudes ont (décidément) la peau dure. «C’est toujours la mama, K-Tino», conclut-elle dans son nouveau clip. Histoire de marquer son retour…en fracas !

 

Patricia Ngo Ngouem