Le chanteur gospel nigérian Steve Crown est au Cameroun pour une série de deux concerts. Le «la» sera donné ce samedi 11 août 2018 au Palais des sports de Yaoundé. Puis, cap sur Douala pour le second spectacle prévu le lendemain à la Maison du parti à Bonanjo.

L’auteur de «You are Great», titre qui l’a fait connaître du grand public, va chanter «pour la paix au Cameroun», dans un contexte marqué notamment par la crise dite anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis fin octobre 2016. C’est en effet sous ce thème qu’est placé ce double concert. Mais il ne sera pas seul sur scène. Pour l’accompagner, degrands noms de la musique gospel tels le Camerounais Guy Michel Kingue (Manyaka), l’Ivoirien Nestor David (Mon miracle) et la bien connue chanteuse nigériane Agatha Moses.

Steve Crown est probablement l’un des meilleurs chanteurs gospel de son pays. Sa carrière musicale a explosé en 2016, après son premier titre à succès «You are Great» qui a conquis le cœur de millions de fans à sa sortie.

«AVOIR UNE RACINE»

Comme la plupart des artistes de musique gospel, c’est dans une chorale qu’il a débuté le chant. «Je crois que pour qu’un artiste grandisse, il faut avoir une racine quelque part. Vous devez constamment pratiquer votre métier, et même pour certains artistes laïques, ils ont appris cette cohérence dans la chorale de l’église. Mais j’ai commencé à chanter à la maison parce que ma mère et mon père, en tant que membres de la chorale de l’Église anglicane locale, chantaient beaucoup à la maison», déclarait-il dans une interview.

Mais la vocation viendra des années plus tard. «Mon intérêt pour le chant s’est développé dès l’enfance (…) Malgré cela, je n’ai pas commencé à penser à une carrière musicale en tant qu’enfant. Je me considérais davantage comme un artiste visuel. J’ai fait des peintures de mes parents, ce qui était très bien et j’ai fait des tutoriels sur l’art.Mais au fur et à mesure que vous grandissez, Dieu commence à vous montrer que le chemin que vous pensiez prendre pourrait ne pas être ce qu’il avait prévu pour vous», confie-t-il.

De l’art, il a fait des études de droit sanctionné par un diplôme à l’université d’Abuja. Puis il s’est lancé dans l’étude de la technologie et de la gestion de bureau. «Mais maintenant, je suis pleinement dans la musique», déclarait-il y a deux ans.

Patricia Ngo Ngouem