Il s’appelle Dorian Manuel Ndombol Minlo. Son nom ne vous dit sans doute rien. Pourtant, lui, c’est le champion du monde de karaté kyokushinkai chez les moins de 75 kilogrammes. Le Camerounais de 32 ans a remporté le titre aux Championnats du monde de la discipline en juin dernier en Azerbaïdjan, devant le Russe Dibirov Shamil qu’il a battu par K.O.

Il devient ainsi le premier Africain à décrocher ce titre dans la catégorie susmentionnée. Il a également été sacré vice-champion du monde toutes catégories, vaincu en finale par le Russe Dadashov Bahram. Des titres obtenus de haute lutte après 25 combats.

Dorian Manuel Ndombol Minlo pratique les arts martiaux depuis une quinzaine d’années, dont cinq ans de kyokushinkai, un karaté de full-contact fondé par Masutatsu Oyama.

IL S’ENTRAINE TOUT SEUL

Ce type de karaté met l’accent sur l’efficacité en combat réel. Contrairement aux autres types de karaté, le kyokushinkai (encore appelé kyokushin) n’autorise pas le port d’une protection lors des combats en règle générale. Les coups sont portés avec une force maximale. S’il n’est pas permis de frapper avec les mains dans la tête de l’adversaire, en revanche, les coups de pied et de genou sont permis et certains sont d’une grande puissance.

C’est dans son dojo à l’Avenue Kennedy, à Yaoundé, que le karatéka s’entraine tout seul depuis de nombreuses années. En 2016, cet ancien instructeur de karaté kyokushinkai en Israël a organisé le premier séminaire international de la discipline au Cameroun.

Aujourd’hui, il caresse le rêve d’organiser les premiers championnats africains de karaté kyokushinkai. Il compte notamment sur la médiatisation de sa victoire aux championnats du monde pour développer cette discipline méconnue au Cameroun, et intéresser les jeunes à cet art martial. Son objectif : «Associer des élèves du primaire et du secondaire et, si possible, trouver des passerelles pour des bourses universitaires avec des pays où est pratiqué cet art martial».

 

P.N.N