100 jours. C’est le délai que se donne Joshua Osih pour résoudre la crise sociopolitique et sécuritaire qui secoue depuis octobre 2016 les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest, dites régions anglophones du Cameroun. A une condition toutefois : qu’il soit élu au soir du scrutin présidentiel du 7 octobre 2018. «Élu, je me donne un maximum de 100 jours pour que la situation conflictuelle dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest soit du passé. Non pas que nous aurons réglé tous les aspects institutionnels avec les différents acteurs, mais les violences auront cessé», affirme le candidat du Social Democratic Front (Sdf). Il a fait cette annonce le 23 août dernier dans l’émission «Entretien avec», diffusée sur la chaîne de télévision Stv2.

Et visiblement, le vice-président du Sdf semble avoir trouvé la «recette miracle» pour mettre un terme à cette crise qui s’est muée en conflit armé depuis fin 2017. «Il faut renvoyer les soldats dans les casernes, retirer les troupes et donner 24h aux autres de déposer les armes», propose celui qui se dit favorable au fédéralisme.

Ce n’est pas la première fois que Joshua Osih fait ce genre de déclaration. Lors d’un meeting de présentation de sa candidature à l’Ouest en mai dernier, il avait annoncé qu’il revaloriserait le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) s’il accède au pouvoir.

«Le salaire minimum sera au moins de 160.000 francs Cfa par mois avec le SDF», avait-il notamment dit. Originaire du Ndian, dans le Sud-Ouest, Joshua Osih est un homme d’affaires et un parlementaire né de mère suisse. Cet expert en aviation de 49 ans manie avec perfection les deux langues officielles du pays (anglais et français). Il a été investi en février dernier pour représenter le SDF à l’élection présidentielle du 7 octobre prochain.

 

P.N.N