Miss Cameroun, Miss Prestige, Miss Unité nationale, Miss Fenac, Miss Écrans Noirs… Les concours de beauté foisonnent au Cameroun, se ressemblant plus ou moins. Et c’est loin d’être fini.

En effet, un concours du genre vient de rallonger cette liste : Miss Nationale Cameroun (Misnac). Cet événement est organisé par le Comité d’organisation Miss Nationale Cameroun (Cominaca). N’allez surtout pas confondre avec le  Comica (Comité d’organisation Miss Cameroun), même si le pas n’est pas grand. Le Misnac est donc un concours national de beauté mettant en compétition des jeunes filles des quatre aires culturelles du Cameroun âgées entre 18 et 28 ans «révolus».

Les candidates doivent mesurer entre 1,65 et 1,90m, être au moins titulaires du probatoire et résider au Cameroun, selon les organisateurs. Les inscriptions ouvertes depuis le 20 juillet dernier s’achèvent le 30 septembre prochain. La finale nationale, quant à elle, est prévue en février 2019 à Yaoundé, renseigne Richard Franck Lomie, le président du Cominaca.

Un concours de beauté de trop ? «Non, car c’est ce plus qui fait l’importance», affirme son promoteur. Selon ce dernier, le Misnac vient notamment redorer l’image des concours de beauté au Cameroun, ternis par divers scandales çà et là. Et redonner sa dignité à la jeune fille camerounaise

«C’est un événement incontournable pour mettre en valeur les qualités féminines, civiques, morales et culturelles qui ont tendance à se perdre dans le milieu jeune au Cameroun», soutient-on au Cominaca, jeune association jouissant d’une existence légale depuis un an.

Plus qu’un «simple» concours de plastique, le Misnac est d’abord «un projet événementiel de promotion, de diffusion et de commercialisation des produits artistiques, de mode, de beauté, de haute couture, etc, prioritairement ouvert aux acteurs camerounais, africains et du monde afin de répondre à une préoccupation majeure qui est celle de la réappropriation, du développement et de la promotion de nos valeurs culturelles par le truchement de la renaissance artistique et culturelle», apprend-on.

 

P.N.N

(Crédit Photo Défis de Femmes)