Mirabell Mayack est une entrepreneure de 35 ans née de père camerounais et de mère allemande. En 2015, elle a lancé «Le Petit Event», une agence spécialisée dans les relations publiques, l’événementiel et la communication basée à Londres, en Grande-Bretagne. Dynamique, ambitieuse et motivée, elle cherche aujourd’hui à étendre sa structure en Afrique. Sa société vient en effet de lever 750.000 livres sterling (environ 547 millions francs Cfa) auprès d’investisseurs privés pour l’ouverture de trois nouveaux bureaux, d’abord à Douala (Cameroun), ensuite à Abidjan (Côte d’Ivoire) et à Kinshasa (République démocratique du Congo).

Un montant de 250.000 livres sterling (plus de 182 milliards de francs CFA) sera réservé au recrutement du personnel local et à l’installation des bureaux dans chacun de ces trois pays, indique un communiqué de l’agence. «Nous tirons parti de notre crédibilité pour donner une image positive de l’Afrique à travers des événements de réseautage exclusifs menés à la perfection pour les professionnels intéressés à investir dans le continent aux économies à la croissance la plus rapide», affirme Mirabell Mayack.

«Nous franchissons une nouvelle étape avec l’intensification de nos activités, ce qui conduit à la création de nouveaux emplois, au partage d’expériences et à la promotion de professions liées à la communication», poursuit la fondatrice de «Le Petit Event».

RÉÉCRIRE L’HISTOIRE DU CONTINENT

L’ouverture de ces agences sur le continent s’inscrit dans le cadre du projet «Ramener les compétences en Afrique». C’est que, Mirabell Mayack fait partie de ces personnes qui veulent «réécrire» l’Afrique et libérer le potentiel des Africains «afin qu’ils restent dans leurs pays d’origine pour réaliser leurs rêves et mener des réalisations similaires au niveau local».

Née en Allemagne, Mirabell Mayack a laissé tomber les études pour se lancer dans l’entreprenariat. «L’école, ce n’était pas pour moi. Ensuite, j’ai essayé plusieurs jobs, petits comme grands et j’ai été virée partout. C’est là que j’ai découvert qu’être entrepreneur était ma destinée. L’école, c’est très important mais aussi les life skills (compétences naturelles). Je suis devenue entrepreneure et je ne l’ai jamais regretté»,confiait-elle au magazine Forbes.

Elle commence en ouvrant deux salons de coiffure dans des quartiers déshérités. Sa stratégie :des prix attractifs pour gagner une grande clientèle. Cette stratégie lui permet de tripler son chiffre d’affaires en deux ans. Lorsqu’elle créé son agence, elle vise désormais plus haut, car son but est de toucher la crème du business en Afrique et en Europe.

Aujourd’hui, des personnalités de renom, des entreprises cotées et des acteurs institutionnels ayant des activités commerciales entre l’Europe et l’Afrique sollicitent son expertise pour certains événements. Membre du jury de l’émission télévisée «Lions Cage» destinée aux entrepreneurs et aux chefs de projets innovants, elle compte plus que jamais apporter sa pierre à l’édification d’une Afrique forte et développée.

 

P.N.N