Paul Biya, son enfance, ses études, son entrée en politique, son accession à la magistrature suprême, ses réalisations…Le directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République, Oswald Baboke, consacre un livre au chef de l’État camerounais, «Les septennats du président et Paul Biya, les grandes réalisations» publié le 30 août 2018 à Genève.

Cette publication en deux volumes dresse le parcours et le bilan du président de la République, 85 ans, presque 36 ans au pouvoir et candidat pour un septième mandat à la tête du pays à l’élection présidentielle du 7 octobre prochain. Bien plus, le livre raconte «le fabuleux destin de Paul Biya», pour reprendre l’expression du journaliste de la Crtv, Michel Abanda, qui en a fait une note de lecture le 31 août dernier au journal de 13h sur le Poste national.

De lui, l’on apprend que «le film des événements se déroule par épisode de sept ans». Le premier épisode revient sur les études du président à l’école primaire. Période pendant laquelle le «jeune Biya boucle son cycle primaire en 7 ans, sans redoubler de classe». Le deuxième évoque son parcours au secondaire, notamment au Lycée général Leclerc et au petit séminaire Saint Joseph d’Akono, jusqu’à l’obtention de son baccalauréat et de sa bourse d’études supérieures en France. Le troisième raconte le «temps écoulé» entre l’inscription de «l’étudiant Biya» au lycée Louis-le-Grand en 1956 et l’obtention de son diplôme d’études supérieures en droit public en 1963.

MAGIE DU CHIFFRE 7 ?

Le quatrième revient sur sa période de jeune fonctionnaire jusqu’à sa nomination comme ministre secrétaire général à la présidence de la République. Le cinquième refait le parcours entre ce poste et sa nomination comme Premier ministre en 1975. Le sixième se focalise sur son élection comme président de la République en 1982. Le septième parle de «la tentative de déstabilisation des institutions»qui marquent les 7 premières années de son magistère au cours duquel il publie son ouvrage «Pour le libéralisme communautaire» (1987, date de publication originale). Le huitième court de 1990 – année de promulgation de la loi sur la communication sociale – à 1997, année où «le chef de l’État passe sept ans à asseoir les bases du multipartisme».

Le neuvième épisode raconte son premier septennat constitutionnel (1997-2004), le dixième revient sur le septennat des «grandes ambitions»(2004-2011) tandis que le onzième s’intéresse au septennat en cours dit des «grandes réalisations»(2011-2018). «Ainsi opère la mystique du chiffre 7 dans le fabuleux destin de Paul Biya. Sept, symbole d’une totalité en mouvement ou d’un dynamisme total», affirme, dans une envolée lyrique, le journaliste Michel Abanda. «Ce livre est une poésie naturelle qui peint chaque moment significatif de la vie du président Paul Biya», affirme dans son avant-propos Oswald Baboke, l’auteur à qui on doit également l’ouvrage «La lettre de la réunification au peuple camerounais» publié en novembre 2013.

 

Patricia Ngo Ngouem