Double fracture du pied et du poignet, choc à la tête et deux dents cassées. C’est le bilan de l’accident de circulation dont a été victime Petit-Pays le 27 septembre 2018 au quartier Makèpè, à Douala. L’artiste a été violemment percuté par une moto qui roulait à tombeau ouvert, alors qu’il regagnait son domicile à pied ce jour-là. Il a rapidement été conduit à l’hôpital général de la ville, où il a aussitôt été pris en charge par les médecins, selon un de ses proches.

Aux dernières nouvelles, son pronostic vital n’est pas engagé. De quoi rassurer les fans qui s’inquiétaient déjà de l’état de santé de leur idole. Ce d’autant plus que certains médias en ligne l’annonçaient entre la vie et la mort.

Né en 1967 à Douala, Adolphe Claude Moundi (son nom à l’état civil) est l’un des artistes les plus prolifiques de sa génération. Quatre fois disques d’or et plusieurs fois récompensé à l’international, il compte de nombreux albums à son actif. Son dernier disque, «Renaissance» (Chapitre 1), est dans les bacs depuis le 31 juillet dernier.

Adulé par sa musique, Petit-Pays est aussi connu pour ses frasques et ses scandales. Notamment lorsqu’il pose nu sur la pochette de son album «Classe F» (1996), ou lorsqu’il chante une ode à l’homosexualité (réprimée par la loi camerounaise) dans «Les pédés», titre extrait de l’album «Frotambo» (2007).

Des surnoms, Petit-Pays en collectionne également : Turbo d’Afrique, Avocat défenseur des femmes, Effata, Rabba Rabbi, etc. Ambassadeur de bonne volonté de Synergies africaines, Petit-Pays a fêté ses 30 ans de carrière musicale en 2016. Il a donné à cet effet un concert au Trianon en France. Devenant par la même occasion le premier chanteur camerounais à se produire dans cette salle parisienne.

 

P.N.N