Sylvestre Naah Ondoua fait partie des nombreux protagonistes de ces histoires parmi les plus rocambolesques qui auront parsemé les coulisses de la vie politique en 2018. En effet, alors qu’il est sénateur sortant et surtout vice-président du Sénat en fonction, il aura connu toutes les difficultés du monde à faire valider sa candidature.

Tout commence lors de la constitution de son dossier ; il va rencontrer d’importants obstacles tout à fait incompréhensibles pour faire signer son certificat de domicile par le maire de sa localité. Celui-ci prétextant être occupé dans un premier temps, va par la suite tout bonnement éteindre son téléphone alors que l’on était à quelques heures de la date limite de dépôt des dossiers fixée par le comité central du RDPC.

REMUER LA MEFOU ET AFAMBA

Pour obtenir le précieux sésame, il a fallu qu’il ameute toute la République en commençant par le préfet de la Mefou et Afamba, jusqu’au ministre de l’Administration territoriale d’alors, René Emmanuel Sadi, sans oublier quelques relations à la présidence de la République.

Une fois son dossier constitué, alors qu’il se croyait au bout de ses peines, Sylvestre Naah Ondoua verra sa liste rejetée par la commission régionale de réception, d’analyse et d’évaluation des dossiers de candidature du Centre, pour non-respect de l’exigence de la présence d’au moins deux femmes parmi les sept candidats titulaires.

Pour que sa liste soit finalement adaptée et acceptée, il aura fallu des heures de tractations, et au cours desquelles Sylvestre Naah Ondoua, apparemment au bord de la rupture des nerfs, s’est écrié :«Je suis quand même un ancien ministre !». Comme pour réaffirmer sa proximité avec Paul Biya, le président national qui valide in fine les listes du RDPC.

 

Texte : Njoya Moussa – Photo : Jean Pierre Kepseu – ICI Cameroun