La nouvelle sortie médiatique d’Edith Kahbang Walla pourrait faire des étincelles dans les rangs des activistes sécessionnistes qui agitent les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest Cameroon depuis deux ans environ.

Dans un sujet publié par le quotidien The Guardian Post, la président du Cameroon People’s Party (CPP) met en garde les populations de cette partie du pays sur le fait qu’elles sont les plus grosses perdantes de ce bras de fer sanglant. «Conflit armé au du Nord-ouest et au Sud-ouest : Kah Walla prévient que les Anglophones sont les plus grands perdants», titre cet organe de presse en son édition de ce mardi 11 décembre 2018.

Kah Walla, 53 ans, impute directement la responsabilité des destructions enregistrées aux «sponsors des ambazonians fighters» cachés loin du théâtre des opérations.

« Cependant, précise le journal, elle exhorte les autorités camerounaises à réunir les conditions d’un «dialogue inclusif afin de résoudre la crise».

Voilà qui clôt une année politique mitigée pour celle qui ne s’est pas alignée pour la course à la présidentielle, assurant que «notre décision de ne pas participer aux élections dans le contexte de chaos actuel est la preuve même de l’attachement du CPP aux élections libres et transparentes».

Ce qui ne l’a pas empêchée de rendre publique une Déclaration du CPP à la veille de l’élection présidentielle du 7 Octobre 2018, engageant les électeurs à «mettre fin au régime de Biya et éliminer le système qui retient notre pays en otage depuis 58 ans».

 

J.E