Décédé des suites de maladie le 11 février dernier, le photo-reporter de presse Jean Adam Isaac Ewong Ingolat plus connu sous l’appellation Jean-Jacques Ewong ou JJ, a été conduit à sa dernière demeure le samedi 16 mars dernier à Elleng par Djoum dans le Dja et Lobo, Région du Sud.

Le jeudi 14 mars a eu lieu la levée de corps à l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Yaoundé, suivie de l’installation de la dépouille à la maison familiale sise à la Cité Verte (ancien bâtiment B08).

Le 7 mars dernier déjà, Ewong a reçu un hommage de la presse sportive nationale à l’occasion d’un match commémoratif organisé au Centre technique de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) à Odza, et opposant des journalistes sportifs aux reporters photographes.

Son visage était en effet incontournable dans le milieu sportif depuis la fin des années 1990, et depuis cette époque celui qu’on surnommait Le Blanc ne manquait aucune CAN, Coupe du monde, Coupe des Confédérations, ni olympiade. «Rarement un match des Lions depuis 2000 se jouait sans lui», témoigne un collègue qui précise que la plupart des Lions Indomptables les connaissaient très bien.

 

PHOTOGRAPHE PASSE-PARTOUT

Né le 16 janvier 1964 du Camerounais Ewong Ada et d’une Asiatique dénommée Anisette Nguyen Thi Nghia, il a usé ses fonds de culotte à l’école publique de Messa et au Collège Vogt à Yaoundé, puis il atterrit au Lycée Louise Michel en France. Il se passionne bientôt pour le sport et la photographie, trouvant un moyen efficace de marier ses deux passions.

Membre actif de l’Association internationale de la presse sportive et manager de l’agence d’images Aras-Csp à Paris, il a collaboré avec de nombreux titres locaux ou internationaux comme Afrique Magazine, Express International, Jeune Afrique, France Football, Le Messager, Mutations, Cameroon Tribune

Remarié en février 2013 avec Edith Boutchueng, il était père de trois filles et de cinq garçons.

 

TM – Photo : Jean-Pierre Kepseu – ICI Cameroun