Benoît Assou Ekotto, arrière gauche de l’équipe nationale de football du Cameroun à une époque, a crevé l’écran pendant la Coupe du monde 2014 lorsqu’il eut une violente altercation avec son coéquipier Benjamin Moukandjo.

Voici comment le joueur de 1,80m pour 69 kg présenta la chose un jour face à la presse : «L’histoire remonte au match contre le Mexique. Moukandjo se retrouve de mon côté. Il essaie de dribbler deux adversaires et perd le ballon. Je lui dis alors qu’il aurait dû me le donner. Il me répond : « Oui, c’est vrai, t’as raison ». On a clos le sujet à table, en rigolant un bon coup. La même situation s’est reproduite contre la Croatie. L’erreur ne me dérange pas. Ca arrive à tout le monde. Mais quand je lui fais la réflexion, sans lui parler mal, il me rétorque « Oh, lâche-moi… » Cette phrase a mis le feu aux poudres. Je n’ai pas toléré sa réaction, il y avait tellement de frustration. Je passe pour un con. On était menés 0-4. Je n’ai pas su contrôler mes nerfs ».

Plus récemment, c’est avec le jeune champion du monde français Kylian Mbappe qu’Assou Ekotto a «clashé». Accusant le joueur parisien de manipuler l’opinion publique, il a lancé : « Oui tu aimes l’Afrique, tu aimes ceci, tu aimes cela. Mais tu n’y vas pas. C’est quoi cette histoire ? Oui tu aimes ta femme, mais tu pars avec une autre. Ce jeu là je le connais, manipuler l’opinion public et bla bla… »

PAS D’AMIS DANS LE MONDE DU FOOT

Alors qu’une folle rumeur a circulé en 2017 faisant état de son désir de se lancer dans une carrière pornographique, Assou-Ekotto a démenti sans dissiper la réputation sulfureuse qui le suit. N’a-t-il pas dit en septembre 2018 qu’il n’avait pas d’amis dans le monde du football ?

Dans son autobiographie, l’ex-international anglais Peter Crouch révèle à quel point Benoît Assou-Ekotto, son ancien partenaire à Tottenham, se moque du football entre une hygiène de vie discutable et une méconnaissance des adversaires.

«Benoît Assou-Ekotto, mon ancien partenaire à Tottenham… Ce n’est pas qu’il n’était pas intéressé par le football, c’est qu’il n’aimait pas ça, confie l’attaquant de Stoke City. A 13h30 le samedi, il n’avait aucune idée de l’équipe contre laquelle nous allions jouer. ‘Mais Benoît, on en a parlé toute la semaine… »

Et Crouch de poursuivre dans son récit sur Assou-Ekotto : «Nous l’avons accepté avec toutes ses autres bizarreries comme ses voitures qui changeaient à chaque entraînement – un coup une Smart, puis celui d’après une Lamborghini – ou la façon dont il refusait les bains de glace pour la récupération au motif que c’était trop froid».

MYSTÈRES DANS LA TANIÈRE

Même avec l’équipe fanion du Cameroun, il y a eu des complications dès le départ. Convoqué par le Portugais Artur Jorge pour jouer avec les Lions indomptables en mars 2005, il refuse tout d’abord de partir avec la sélection. Après avoir repoussé pendant plusieurs années sa première sélection, Benoît Assou-Ekotto accepte en février de revêtir le maillot camerounais.

Il est titulaire durant tous les matches de préparation et du mondial, mais cela s’avère être un fiasco pour les Lions indomptables. Benoît Assou-Ekotto est également pointé du doigt pour son manque d’implication, il est en effet fautif sur la plupart des buts concédés par le Cameroun. En 2011, Jugé responsable de ces guerres intestines par Javier Clemente et son staff, il est mis à l’écart de la sélection.

SUSPENDU, IL PARLE D’UN «AFFRONT»

Rappelé par Denis Lavagne, Assou-Ekotto refuse de revenir en sélection considérant que sa mise à l’écart était un «affront» et que le «mal des Lions va au-delà d’un simple changement de l’encadrement technique». Il est traduit en conseil de discipline pour ce refus mais il ne s’y présente pas et envoie un courrier dans lequel il réclame un changement de dirigeants. Enfin, il fera le voyage du Brésil où le monde le verra se friter en direct avec son coéquipier.

A 35 ans aujourd’hui, le joueur semble proche de la conclusion de sa carrière en club. Arrivé au FC Metz à l’été 2016 en provenance de Saint-Etienne, Benoît Assou-Ekotto a été prolongé d’une saison en juin 2017.

Dans un entretien avec Ici Cameroun il y a quelques années, ce fan de 50 Cent ou Oncle Medjo Me Nsom n’a pas nié avoir un jour déclaré : «Quand l’Equipe de France joue, il m’arrive de zapper pour regarder des films». D’ailleurs, le foot n’est fait que de mercenaires, ce qui lui faisait dire : «Si je joue au foot, c’est pour mettre ma famille à l’abri du besoin».

 

J.E – ICI Cameroun