Kouokam Narcisse fête ses 35 ans de carrière ces jours-ci, avec notamment une première représentation qui a eu lieu le 24 mai dernier au Palais des Congrès de Yaoundé, et deux autres prévues respectivement le 31 mai au Black Diamond à Yaoundé et le 14 juin à la Place Saint David de Bonanjo à Douala.

Pour l’Ayatollah Komédie comme on l’appelle affectueusement, l’occasion était belle de montrer les nombreuses facettes de sa personnalité, à commencer par son amour de la guitare façon Georges Brassens et son passé de compétiteur de volley-ball. Ainsi, humour et rencontres de volleyball étaient au menu le 11 mai dernier au complexe sportif du Secrétariat d’État à la Défense (SED). Kouokam Narcisse  retrouvait  ses coéquipiers du YUC (voir photo ci-dessous, où il tient le ballon dans ses mains) mais aussi  la grande famille du volleyball au Cameroun.

Deux jours après le premier spectacle marquant cette célébration de 35 ans de carrière, Kouokam Narcisse a certainement eu une pensée pour celle qui l’a mis au monde. Car dimanche dernier, 26 mai 2019, était la Fête des Mères.

 

SA MÈRE, UNE HÉROÏNE !

Dans un entretien accordé à ICI  Cameroun il y a quelques années, l’humoriste évoquait sa maman, la nommée Monique Tchuendem : «Ma mère ? Une héroïne, bien sûr, puisque c’est ma mère ! A huit ans, elle a connu la captivité à la chefferie baham où elle devait devenir une des femmes du souverain à un certain âge. C’est son frère aîné, du nom de Thaddée, qui l’a « libérée » en payant une espèce de rançon. Cet épisode a contribué à lui forger une grande spiritualité avant même de rencontrer la religion. Cela a fait d’elle une personne libre, qui s’assume et s’accepte».

Visiblement ému par ce souvenir, celui qui célèbre actuellement ses 35 ans d’humour intello avait poursuivi : «Même si elle n’est pas allée à l’école, elle a toujours fait son commerce avec beaucoup de compétence. Sa comptabilité était toujours à jour. Elle avait une petite plantation située à 15 km de la maison, grâce à laquelle elle nous vivions.  Diplomate de caractère, elle me protégeait de mon père, un homme simple mais rigoriste. Elle a contribué financièrement à la production de mon premier album en 1984 même si elle ne comprenait rien à ce que je faisais. Tout ce qu’elle a fait a été pour moi une grande bénédiction».

 

Texte : Thierry Minko’o – Photo : Eric Deffontaine – ICI Cameroun