«Le Français d’origine camerounaise Michel Thierry Atangana sera élevé le 29 juin à la dignité de citoyen d’honneur de Saint-Pol-de-Léon (Finistère)», rapporte l’hebdomadaire français Le Point paru en fin de semaine dernière.

Ingénieur financier, né le 14 juin 1964 à Yaoundé, il avait été emprisonné durant 17 ans, dont cinq à l’isolement, au Cameroun. Officiellement pour corruption, plus officieusement pour avoir soutenu en 1997 Titus Edzoa, l’ancien secrétaire de la présidence camerounaise, passé dans l’opposition. Finalement, le statut de prisonnier d’opinion lui a été reconnu par Amnesty International. En France, dès sa libération par décret en 2014, Michel Thierry Atangana a lancé le combat pour bénéficier des aides de la Commission d’indemnisation des victimes d’infraction et du Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme.

En juin de l’année dernière, la chaîne de télévision française Public Sénat avait diffusé un documentaire intitulé : Michel Thierry Atangana, scandales d’Etats… Un récit portant «sur sa reconstruction personnelle une fois libre et sur sa détention arbitraire de 17 ans», avait expliqué la chaîne.

Le 25 juin 2018, Patrice Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, avait à son tour assuré M. Atangana de la pleine considération du chef de l’État français. Soutenu par les députés européens Michèle Rivasi et Philippe Lamberts, l’intéressé a également sollicité, le 28 juin, l’appui de Federica Mogherini, le chef de la diplomatie européenne.

«Depuis, renchérit Le Point, il se bat pour sa «réhabilitation intégrale» comme pour le renforcement de la protection des investisseurs français à l’étranger. Et ce, avec le concours de parlementaires, dont Olivier Falorni, Pierre Alain Raphan et Aude Amadou».

 

J.E.