Il aura donc passé moins de douze mois sur le banc des Lions Indomptables. Arrivé en août 2018 avec son compatriote Patrick Kluivert comme adjoint, Clarence Seedorf, pourtant sous contrat jusqu’en 2022, a été officiellement débarqué de ses fonctions ce mardi 16 juillet 2019 avec la publication d’un communiqué signé de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

La cause semblait entendue depuis l’élimination du Cameroun en huitième de finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) face au Nigeria. Dans une interview lundi soir sur la Crtv, Narcisse Mouellé Kombi le ministre des Sports et de l’Éducation Physique a lâché : «Dans ces conditions, le ministère des Sports et la Fecafoot cosignataires du contrat sont en droit de faire jouer la clause résolutoire ou de terminaison. Autrement dit, la question du maintien de M. Seedorf à la tête de notre sélection nationale est clairement posée».

Et de conclure : «Son maintien me parait donc, comme à beaucoup de camerounais, problématique».

 

SÉRIE NOIRE POUR UN BLANC-BEC

Déjà au centre d’interrogations quant à l’influence souterraine de Samuel Eto’o, le technicien néerlandais a aussi souffert de stats implacables depuis sa reconversion dans le rôle d’entraîneur en 2014. Au Milan AC où il démarre dans ce nouveau métier, il est remercié après quatre mois.

En Chine, au Shenzen Football Club où il arrive en juillet 2016, il sera remplacé en décembre de la même année par le Suédois Sven-Göran Eriksson. En 2017, devenue entraineur et directeur sportif du club brésilien Atletico Paranaense, Seedorf se fait dire que son contrat ne s’est pas concrétisé.

Nommé entraîneur du Deportivo La Corogne en février 2018, il ne parvient pas à éviter la relégation de ce club en division inférieure. Et c’est quelques mois plus tard qu’il est déclaré meilleur choix parmi les coaches pressentis pour entraîner les Lions Indomptables du Cameroun, champions d’Afrique en titre.

Au-delà de toute supputation, la question est peut-être de savoir comment les autorités du football camerounais ont fait pour jeter leur dévolu sur cet homme aujourd’hui écarté comme un pestiféré.

 

Walter Edongo – ICI Cameroun