Devenue à 20 ans, l’égérie de la marque de cosmétiques Biopharma, cette battante raconte comment elle a réussi à faire des pieds et des mains pour que son rêve devienne réalité.

Tout a commencé deux ans plus tôt. Audrey  passait devant le stand de Biopharma au Salon Promote à Yaoundé et n’en finissait pas de rêver : «J’admirais les hôtesses de ce stand, je les trouvais tellement belles. Et un jour j’y suis entrée pour faire des achats, et c’est la première dauphine qui m’a remis mon paquet. La chargée de communication m’a posé quelques questions sur cette élection et je lui ai répondu que je pensais devenir la prochaine Miss Biopharma. Elle était tout étonnée».

Étudiante en deuxième année de Lettres modernes françaises à l’Université de Yaoundé I Ngoa-Ekellé, Audrey va consacrer ces deux dernières années à une grande préparation pour être au top lors de l’édition suivante. Finalement, le concours est lancé sur toute l’étendue du Cameroun. Il faut avoir entre 18 et 25 ans, un teint naturel. Audrey répond parfaitement aux critères de sélection,  mais va rater le casting dans la ville de Yaoundé, à cause de la coïncidence avec ses examens académiques. La jeune étudiante prendra alors la route pour le casting de Douala. « La concurrence était rude, entre les anciennes Miss Cameroun, et autres. La plupart des filles qui font dans ce milieu se connaissaient,  j’étais un peu isolée mais déterminé à atteindre mes objectifs».

Shootings, publications sur les réseaux sociaux : chaque candidate doit se battre pour obtenir le plus grand nombre de votes afin de rester dans l’aventure. «C’est une amie qui m’informe que je suis à la traîne car je n’avais pas encore suffisamment de votes. Je vais commencer à informer mes proches, mes amis et toutes mes connaissances. Il arrivait même que certains me disent qu’ils n’ont pas de connexion Internet ; je partageais alors des mégas pour que chacun puisse voter pour moi».

À la fin des votes, elle occupe la première place sur les douze candidates retenues, qui entreront dans un stage afin de préparer le grand jour. Une nouvelle étape enrichissante pour Audrey : vie en communauté, séances photos, voyages,  essayages des tenues de grands couturiers. Le rêve prend forme.

LA DERNIÈRE MARCHE

Le grand jour, le Palais des Sports de Yaoundé est plein à craquer. Après trois passages, l’huissier de justice va donner officiellement le nom des cinq candidates encore en lice. Là encore, elle passe l’étape. C’est alors qu’après le dernier passage, celui des questions face aux membres du jury, Audrey est élue Miss Biopharma : «Je n’en revenais pas, je pleurais de joie pour moi et je partageais également la tristesse des autres concurrentes car j’imaginais un peu leur déception. Mais il était hors de question de donner ma couronne ! J’ai trop travaillé pour l’avoir !»

Aujourd’hui c’est une nouvelle vie qui s’ouvre pour elle, après de nombreux lots offerts dont une voiture, un chèque de trois millions FCFA, un billet d’avion pour la Côte-d’Ivoire et bien d’autres cadeaux.  Mlle Bieme est devenue une petite célébrité dans sa famille et auprès de ses proches : «Les appels viennent de partout, demandant des photos avec moi. Je ne réalise pas encore totalement. Mes camarades d’université qui m’attendent, surtout qu’en ce moment nous sommes en inter semestre. Les gens m’écrivent de partout, ceux qui me reconnaissent».

Son premier objectif désormais atteint, Audrey Fortunata Bieme veut devenir hôtesse de l’air après l’obtention de ses diplômes. «Ma mère demande que je me présente au concours de l’ENAM, mais ce n’est pas mon rêve, moi j’aime beaucoup voyager, découvrir et j’espère pouvoir y arriver», assure-t-elle.

Sujet : Sandrine Zobo – ICI Cameroun