«Les salauds». Tel est le titre qui barre la Une du journal Le Point Hebdo paru ce mardi 4 décembre 2018. Quatre jours après la déflagration causée par le retrait par la Confédération africaine de football (CAF) de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2019 au Cameroun, la rage et l’invective n’ont toujours pas quitté les premières pages de la presse camerounaise.

Le journal Le Point Hebdo dirigé par Thierry Patrick Ondoua qui ne fait pas l’économie de l’insulte, affiche les visages du Premier ministre Philemon Yang, du Secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh, du Secrétaire Général des Services du Premier Ministre Séraphin Magloire Fouda, et du ministre des Sports et de l’Éducation physique Pierre Ismaël Bidoung Mpkatt. «A la manette de ce déshonneur, écrit le journal, une bande de corrompus qui a cru que le monde était comme le Cameroun. Ah non, la navigation à vue n’est pas pratiquée partout».

Une position qui fait échos à celle du quotidien Le Jour en date du lundi 3 décembre qui titre sur fond de stade en chantier : «Incapables».

Son confrère Mutations s’est contenté de publier à l’envers une photo de Paul Biya, le jour où il recevait en octobre dernier au Palais de l’Unité, Ahmad Ahmad le président de la CAF accompagné pour l’occasion par l’ex-goléador des Lions Indomptables Samuel Eto’o Fils.

Pour sa part, Cameroon Tribune du lundi 3 décembre a mis l’accent sur la réaction mesurée du Gouvernement, lue par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary.

«Le Cameroun humilié et déshonoré», renchérissait Émergence lundi, avant de titrer ce mardi : «Organisation de la Can 2019, voici les plus gros scandales financiers».

Le journal L’Indépendant met lui aussi deux personnages en première page avec la manchette : «CAN 2019, les exécuteurs du complot : Autopsie d’une mafia tentaculaire».

«Après le retrait de la CAN… Les investisseurs aux abois», évalue le journal Le Messager tandis que Le Quotidien de l’Économie prévient : «Infrastructures – Compétitivité, CAN 2021 : le match Cameroun-Côte d’Ivoire aura lieu».

Mais la palme d’or de l’agressivité revient sans doute au journal L’Avenir qui croit avoir déjà les noms des «Sept pour l’enfer», soit ces membres du gouvernement qui selon la rédaction, seront évincés au prochain coup de crayon de chef de l’État.

 

J.E – ICI Cameroun