Évoluant au poste de pivot mais sans équipe depuis son départ des New York Knicks à la mi-octobre 2018, Joakim Simon Noah s’est engagé jusqu’à la fin de la saison avec les Memphis Grizzlies, a annoncé le club de NBA, mardi 4 décembre. Un défi de taille puisque le joueur sera la doublure au poste de pivot de l’Espagnol Marc Gasol.

Le joueur de 33 ans, dont l’avenir dans le championnat nord-américain semblait il y a encore peu complètement bouché, rejoint l’une des équipes surprises du début de saison, pointant à la 6e place de la conférence ouest, rapporte le journal Le Monde.

Celui qui n’avait plus joué un match NBA depuis janvier, et n’a disputé que sept rencontres la saison dernière avec les Knicks, avait vu sa première saison avec les Knicks, en 2016-2017, écourtée par une blessure à un genou en février 2017.

REMONTER LA PENTE

Le fils de Yannick Noah a une nouvelle occasion de justifier toutes les attentes placées en lui au début de sa carrière, lui qui a été le meilleur défenseur NBA de la saison 2013-2014, disputant 625 matchs depuis 2007, avec une moyenne de 8,9 points et 9,3 rebonds par rencontre.

Mais c’est à la même période que les choses se sont corsées, le voyant louper ainsi les Jeux olympiques de Londres en 2012 et l’Euro en Slovénie. Et pour ne rien arranger, dans l’entourage des Bleus, on avait alors mis en doute la gestion de ces bobos, lui reprochant par exemple de fréquenter un peu trop souvent les dance floors.

Face aux critiques, l’ancien N°13 des Chicago Bulls avait confié à ICI Cameroun lors d’un passage à Yaoundé (voir édition N°80): «Je suis dans une situation où les gens auront toujours à dire. Je sortais d’une grosse blessure avant les JO. Est-ce que les gens parlent même de ma blessure ? J’ai dû faire un gros travail de réhabilitation. Il y en a qui m’ont dit : tu aurais pu te rétablir plus vite, t’aurais pu venir aux Jeux, mais t’étais en vacances. Moi, je joue pas au basket toute l’année ! C’est ma carrière et je veux faire ça à ma manière

Les prochains jours nous permettront de savoir ce qu’il en est exactement.

 

J-E – ICI Cameroun