Ce mercredi 12 décembre 2018, Emmanuel N’Djoké Dibango, dit Manu Dibango, né  le 12 décembre 1933 à Douala, a 85 ans bien sonnés. Les radios et télés comme d’habitude ne manqueront pas de célébrer l’événement dans les règles de l’art avec force chansons et extraits d’interviews où résonne forcément ce grand rire chaleureux devenu le jingle de la world music.

Mais l’information en ce jour d’anniversaire est peut-être ailleurs : Manu Dibango a toujours du souffle à injecter dans son saxo. Son site web renseigne qu’il gambade toujours de date en date. Le 15 janvier prochain à Compiègne, le 8 février à Limoges, le 16 avril à Sarcelles, en France. Occasion de redécouvrir l’immense répertoire de l’artiste, ponctué par l’album «Balade en saxo» (2013) dans lequel il interprète au saxo les grands airs de la chanson française et américaine qui ont bercé sa jeunesse. «Un regard tendre glissé sur ses années passées sur les bords de Seine», précise sa page officielle.

 

60 ANS DE MUSIQUE EN OCTOBRE 2019

Le pianiste et saxophoniste camerounais va commencer une année 2019 plutôt remplie qui le conduira à la célébration de ses 60 ans de musique. Ce sera au REX de Paris le 17 octobre 2019.

Et comme pour indiquer sa grande forme du moment, Manu Dibango était cette semaine l’invité d’Augustin Trappenard sur France Inter, où il a sorti des punchlines comme lui seul sait les concocter.

Sur le plagiat de sa chanson par Michael Jackson : «Quand j’ai entendu « Wanna Be Startin’ Somethin' » de Michael Jackson, j’étais très heureux d’abord de me sentir écouté. Après, j’ai vu que mon nom ne figurait pas dans l’album. J’étais moins enthousiaste tout à coup»…

Sur le débat actuel concernant la restitution des objets d’art dérobés à l’Afrique : «Pour restituer les objets d’art, il faut que l’Afrique, qui n’en avait pas le même usage, soit prête à les recevoir et à les comprendre. Cela passe par l’enseignement de la signification de ces objets».

Autant dire qu’on n’a pas fini d’écouter et de célébrer le grand Manu sur les douze prochains mois.

 

J.E – ICI Cameroun