Lucien Wantou Siantou est le fondateur du Complexe Universitaire Siantou et du groupe médiatique éponyme, lui qui est passé des cours du soir à un complexe universitaire de référence. C’est un homme d’affaires et député camerounais issu du département du Haut Nkam, membre du RDPC, le parti au pouvoir. Mais pour cette fois, ce qui nous intéresse est son côté jardin.

Ses attitudes de noblesse et de simplicité, Lucien Wantou Siantou les tient de ses parents. Prince du village Bakounou dans le département du Haut-Nkam, province de l’Ouest Cameroun, il est depuis 1993 orphelin. Son père, chef traditionnel, l’a élevé dans la noblesse. A cette époque-là, être fils de chef supposait que l’on était de famille aisée. «Lorsque je suis entré à l’université, j’ai acheté une motocyclette par mes propres moyens», reconnaît le prince.

 

MARCELLINE SON «POUMON DROIT»

L’arrivée de Marcelline dans sa vie a beaucoup contribué à son épanouissement, dit-il. Il était encore élève quand ils se sont connus. Princesse de l’Ouest, elle est devenue, confie-t-il, «comme mon poumon droit. J’ai la ferme conviction que d’autres grâces divines m’ont été transmises à travers ma femme ».

Quelques mois après sa sortie de l’Ecole Normale Supérieure, Lucien et Marcelline se marient. Leur union est célébrée par le père Luc Antoine Boumard, ancien Recteur de Lucien Wantou au Collège Libermann. L’année suivante, Grâce, leur première fille vient au monde. Suivront trois autres filles et trois garçons parmi lesquels des jumeaux.

Ils ont tous fait de brillantes études : un médecin, un pharmacien, un docteur en droit, un avocat, un ingénieur…une famille d’intellos en somme.

Contrairement à la tradition bamiléké qui impose généralement à un prince la polygamie, Lucien n’a qu’une seule épouse qui, dit-il, est son porte-bonheur. Ensemble, ils ont tout consacré à l’éducation de leurs enfants. «C’était la priorité absolue pour nous. Aujourd’hui ils sont notre fierté». Professeur des lycées, Marcelline soutient son mari dans son projet éducatif. Elle est inspectrice générale du groupe Siantou.

Les petits-fils de Lucien Wantou Siantou lui rappellent sa tendre enfance pleine de rêves.

Parfois, un peu de marche ou de natation en compagnie de sa femme lui permet de garder son équilibre physique et moral.

 

Texte : Michel Tjani – ICI Cameroun