Cameroun d'Ici

Le Cameroun et ses gens, d'ici et d'ailleurs

Reconnaître le vrai or à Douala : poinçons, tests simples, expertise

Avatar de Serge Atangana

·

3 min de lecture

Acheter un bijou en or à Douala, que ce soit pour une cérémonie familiale ou simplement pour rapporter un souvenir, expose comme partout ailleurs au risque de tomber sur une pièce dont le titrage réel ne correspond pas à ce qui est annoncé au vendeur. Quelques vérifications simples, à la portée de tous, permettent de limiter ce risque avant l’achat.

Le poinçon, la première chose à chercher

Le poinçon 18 carats, petite gravure discrète généralement présente sur le fermoir ou l’intérieur d’une bague, indique en théorie la teneur en or du bijou selon des règles de poinçonnage documentées de longue date en orfèvrerie. Il faut cependant garder à l’esprit qu’un poinçon peut être imité sur des pièces de faible qualité : sa présence est un indice rassurant, jamais une garantie absolue à elle seule, surtout sur un marché où le contrôle n’est pas toujours systématique.

Le test de l’aimant, rapide mais pas suffisant

Le test de l’aimant reste le plus simple à réaliser sur place : l’or pur n’est pas magnétique, donc un bijou fortement attiré par un aimant contient très probablement d’autres métaux en proportion importante, voire aucun or du tout. Attention toutefois, ce test élimine les faux les plus grossiers mais ne suffit pas à confirmer un titrage précis : un alliage non magnétique peut très bien contenir peu d’or malgré tout.

La pierre de touche, le test des professionnels

Les bijoutiers expérimentés utilisent la pierre de touche, associée à des acides de titrage : le bijou est frotté sur la pierre, la trace laissée est ensuite testée avec différents acides correspondant à des titrages précis (9, 14, 18, 24 carats). La réaction, ou son absence, donne une indication fiable du titrage réel. C’est un test que seul un bijoutier équipé et expérimenté peut réaliser correctement, difficile à reproduire soi-même sans matériel adapté.

Où acheter, et à quoi faire attention

Le marché d’Akwa concentre une bonne partie des vendeurs de bijoux en or de Douala, avec des boutiques établies depuis longtemps aux côtés de vendeurs plus occasionnels. Privilégier une boutique connue, avec pignon sur rue et une réputation vérifiable auprès de son entourage, reste la meilleure protection avant même de penser aux tests physiques. Un prix nettement inférieur au cours du jour pour un titrage annoncé élevé doit toujours éveiller la méfiance, quel que soit le charme du vendeur.

Pour un achat important, faire appel à un expert indépendant avant de conclure la transaction reste le réflexe le plus sûr, même si cela retarde l’achat de quelques heures. Ce même principe de prudence documentaire vaut pour d’autres transactions de valeur, comme celles détaillées dans notre article sur la création d’entreprise au Cameroun, où la vérification des documents compte tout autant.


Avatar de Serge Atangana

À lire aussi